31 juillet 2007
BAYROU L'AMPLEUR DE LA SOLITUDE
L'ancien candidat à l'Élysée espère que les municipales lui redonneront des raisons d'espérer.
(PHILIPPE GOULLIAUD Le Figaro le 28 juillet 2007)

IL SIÈGE tout en haut à droite de l'hémicycle. Parmi les non-inscrits. Presqu'au poulailler. Au Palais Bourbon, son bureau a été réattribué au sarkozyste Frédéric Lefebvre, suppléant d'André Santini, l'ancien complice, devenu ministre du gouvernement Fillon. Malgré les 18 % recueillis au premier tour de la présidentielle, un record pour un candidat centriste, François Bayrou est aujourd'hui très isolé. À l'exception du Béarnais Jean Lassalle, tous les députés UDF qui lui étaient restés fidèles lors de la création de l'UMP, en 2002, l'ont abandonné pour rallier la majorité présidentielle et le Nouveau Centre. Ou, comme Anne-Marie Comparini et Gilles Artigues, ont été battus.
Le président de l'UDF avait prévenu qu'il se ferait entendre à l'Assemblée nationale. « On n'a pas besoin d'être cent pour être entendu comme cent », a-t-il expliqué récemment aux adhérents de son parti. Depuis le début de la législature, il est donc intervenu pour critiquer le « paquet fiscal », le « report à 2012 » de l'objectif de retour à l'équilibre des finances publiques et la réforme des universités. Mais l'ancien candidat à l'Élysée reste, pour le moment, largement inaudible.
Une fois encore, Bayrou va donc devoir repartir au combat, pour retrouver sa place au soleil entre une UMP largement dominante et un PS totalement balkanisé. Avec un premier objectif, développer le Mouvement démocrate qu'il a lancé le 10 mai dernier, lors d'un conseil national de l'UDF à la Mutualité. Le MoDem revendique 80 000 préadhésions par Internet, dont 45 000 ont été concrétisées. Mais déjà, sont apparues les premières difficultés.
Thierry Benoit, l'un des quatre députés élus sous l'étiquette UDF-MoDem, a souhaité le rassemblement de la famille centriste sur une ligne permettant de faire revenir les députés partis au Nouveau Centre. « Il faut que tout le monde se retrouve, un François Bayrou, un Jean Arthuis, un Charles de Courson, un François Sauvadet, un Hervé Morin », a-t-il déclaré, émettant des réserves sur la création du MoDem. D'autres, comme Didier Bariani, refusent de voir l'UDF se fondre dans le MoDem.
« Choc des cultures »
Entre une structure unitaire, plus efficace, et une fédération, plus souple, François Bayrou n'a pas de position dogmatique. En juillet, il est allé à la rencontre des adhérents, troublés par la claque des législatives, les débuts en fanfare de la présidence Sarkozy et le divorce avec le Nouveau Centre. Partout, il a entendu les inquiétudes de militants et de cadres qui veulent savoir comment « faire vivre ensemble d'anciens adhérents de l'UDF et des nouveaux adhérents MoDem ».
Beaucoup sont des écologistes en rupture de ban ou des électeurs de gauche déçus. « Sur le terrain ça ne se passe pas idéalement », se plaignent les militants. Face à « ce choc des cultures », Bayrou a appelé tout le monde à « dialoguer, discuter, pour s'apercevoir qu'en réalité, les valeurs sont communes ». Pour son principal lieutenant, Marielle de Sarnez, une formation politique « ne doit pas rester en vase clos, mais doit au contraire ouvrir la porte ».
Du 13 au 16 septembre, François Bayrou organise un « Forum démocrate » à Seignosse, sur la côte landaise. Il s'agira, avant le congrès fondateur du MoDem, fin octobre ou début novembre, de réfléchir à de nouveaux statuts, à de nouvelles méthodes de travail et à une charte éthique. Pour tenter de fédérer tout le monde.
Le MoDem espère ensuite se refaire une santé à la faveur des municipales, en présentant un maximum de listes au premier tour, puis en recherchant des « partenariats » au second, en fonction « des hommes, des situations locales et des projets ». « Nous avons la chance de pouvoir faire élire une nouvelle génération d'hommes et de femmes dans toute la France », affirme Marielle de Sarnez, qui conduira les listes MoDem à Paris. Avec l'ambition de trouver sa place entre Françoise de Panafieu et Bertrand Delanoë.
08:35 Publié dans ELECTIONS 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
DIDIER BARIANI : "Ne creusons pas davantage le fossé avec la majorité présidentielle"
Le vice-président de l'UDF ne veut pas que son parti "devienne insidieusement un parti d'opposition".
(Propos recueillis par PHILIPPE GOULLIAUD pour Le Figaro le 28 juillet 2007)
LE FIGARO. - Quel regard portez- vous sur l'évolution de l'UDF ?
Didier BARIANI. - Je fais partie des dix personnes qui, en 1978, ont fondé l'UDF, le seul qui en soit toujours membre. Depuis de nombreuses années, j'en assume la vice-présidence. Je préside le groupe au Conseil de Paris. Le 10 mai, lors du conseil national, j'ai voté la résolution appelant à « la constitution d'une force politique nouvelle, indépendante, ouverte », et je me sens impliqué dans la création du MoDem. Mais je ne crois pas qu'il faille s'enfermer dans une structure unique. L'UDF doit être une composante active du MoDem, mais je refuse toute fusion-absorption de l'UDF dans le MoDem. Vouloir fondre tout le monde dans le même moule risque de nous réduire, de nous mutiler.
La greffe entre les adhérents de l'UDF et les nouveaux venus semble difficile.
Il faut trouver un mode de fonctionnement permettant de faire vivre harmonieusement ensemble les dizaines de milliers de personnes qui ont adhéré directement au MoDem, venues de la gauche, des Verts ou n'ayant jamais appartenu à un parti, et les dizaines de milliers qui avaient adhéré directement à l'UDF. Les uns et les autres sont égaux en droits et en devoirs.
Approuvez-vous la ligne d'indépendance du MoDem prônée par François Bayrou ?
Nous ne pouvons pas nous satisfaire d'être uniquement les contempteurs de la vie politique. Pour garantir l'indépendance, il ne suffit pas de distribuer bons et mauvais points au gouvernement. Je ne souhaite pas qu'on creuse davantage le fossé avec la majorité présidentielle. De parti indépendant, ne devenons pas insidieusement un parti d'opposition.
N'êtes-vous pas isolé à l'UDF ?
Pas du tout. J'ai l'impression que mon point de vue est partagé dans les fédérations, tant par des militants, des élus locaux, que des parlementaires. Beaucoup de nos amis incarnent un courant modéré et ne veulent pas être pris dans une évolution qui nous déporterait trop à gauche. Je formulerai des propositions statutaires pour permettre le maintien de l'existence juridique de l'UDF et assurer l'expression des modérés dans cette maison commune. Nous ne pourrons pas échapper à un vrai débat.
Quelles seront les relations entre le MoDem et le Nouveau Centre ?
Le Nouveau Centre, c'est une société d'aide à la personne, un chèque emploi-service du président de la République. Je ne crois pas qu'il puisse durablement trouver sa place dans la vie politique française. Mais gardons-nous de tout propos assassin à l'égard de ceux de nos amis qui ont rejoint la majorité présidentielle. Au conseil de Paris, il y a séparation de corps entre élus du MoDem et du Nouveau Centre. Il n'y a pas eu divorce.
Et si l'UDF décide de se fondre dans le MoDem ?
Je me battrai et je ne serai pas le seul. Je n'imagine pas que l'UDF puisse disparaître.
08:30 Publié dans ELECTIONS 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12 juin 2007
LEGISLATIVES : PAS DE CONSIGNE DE VOTE
PARIS (AFP) - François Bayrou, leader du Mouvement démocrate (MoDem), a affirmé mardi sur RTL qu'il "ne donnerait pas de consigne de vote" pour le second tour des législatives et que, pour "éviter toute ambiguïté", il n'avait pas rappelé Ségolène Royal.
"Nous sommes indépendants. Il n'y a pas besoin de négociation avec le Parti socialiste. Il n'y a pas besoin de négociation avec l'UMP", a-t-il ajouté.
Alors que dès lundi matin, Ségolène Royal avait fait savoir qu'elle avait "laissé un message" à François Bayrou et attendait qu'il la "rappelle", le leader centriste a confié ne pas avoir "rappelé Ségolène Royal".
"Non pas par manque de respect, mais pour éviter toute ambiguïté. Si j'avais appelé, j'aurais nourri cette accusation injuste de ceux qui disaient +en fait ils sont passés à gauche+", a-t-il expliqué.
![]()
M. Bayrou a ajouté : "Je ne donnerai pas de consigne de vote, je ne veux pas entrer dans ce genre de mécanisme". "Mais je suis libre de dire l'estime que j'ai pour Dominique Strauss-Kahn", l'ancien ministre socialiste en ballottage dans le Val-d'Oise, a-t-il dit.
Dénonçant une nouvelle fois "le mode de scrutin totalement injuste", l'ex-candidat centriste à la présidentielle (18,57% au premier tour) a observé que "ceux qui auront choisi une démarche indépendante risquent d'être laminés".
"C'est une machine électorale d'une injustice absolue dont le but est de broyer ceux qui refusent de s'aligner sur le bloc majoritaire ou accessoirement sur l'opposition du PS", a-t-il affirmé.
Ces élections législatives sont "un moment clé qui dit ce que nous voulons faire du futur : une formation politique nouvelle indépendante qui ne se plie pas aux raisons ou aux oukases des autres formations qui l'entourent", a-t-il ajouté.
16:05 Publié dans ELECTIONS 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07 mai 2007
NOUS SERONS DES RENOVATEURS ET DES RASSEMBLEURS
DECLARATION DE FRANCOIS BAYROU
"Nicolas Sarkozy est élu président de la République. La campagne électorale nous a souvent opposés. Mais je veux lui adresser mes félicitations et mes vœux de citoyen pour son mandat. Et ces vœux sont en même temps des vœux pour la France.
Je pense à ceux, autour de lui, qui se réjouissent ce soir, en pensant qu’un grand pas a été fait pour eux et pour leur pays. Je souhaite de toutes mes forces qu’ils aient raison.
Mais nombreux aussi sont ceux qui sont déçus et inquiets et ceux-là je ne les oublie pas.
La campagne électorale a été le temps des promesses. Mais la situation du pays est telle que les réalités vont reprendre le dessus. C’est un pays fragile, c’est un pays fracturé, c’est un pays endetté.
Pour se réparer, notre pays a besoin d’être considéré. La France a besoin de redevenir une démocratie, où tout le monde est entendu et où tout le monde est respecté. C’est à ce prix qu’est notre unité nationale.
Et la première loi de la démocratie, c’est que tout pouvoir doit avoir son contre-pouvoir. Personne ne doit avoir le pouvoir tout seul. Je ne ménagerai aucun effort pour faire naître des contre-pouvoirs libres, indépendants, constructifs.
Trop de choses vont se jouer pour l’avenir, qui touchent au social, qui touchent à l’économie, qui touchent à l’unité nationale, pour que le même pouvoir ait tous les leviers de commande entre les mains.
Je le dis à Nicolas Sarkozy : le pouvoir absolu, cela paraît être un confort, on peut décider ce qu’on veut, il n’y a personne pour s’y opposer, mais cela c’est l’apparence. Car il n’y a personne pour vous empêcher de vous tromper. C’est pourquoi quand le pouvoir absolu se trompe il se trompe absolument, et c’est tout le pays, toutes les familles, qui paient l’addition.
Il faut équilibrer le pouvoir. C’est cela l’enjeu des élections législatives. La France donne le pouvoir, oui, elle le donne nettement, mais elle ne doit pas donner tout entier sans aucun équilibre.
En même temps, la démarche de ces contre-pouvoirs doit être constructive.
Chaque fois que le président de la République et son gouvernement proposeront quelque chose de bien, quelque chose qui va dans le bon sens, nous le soutiendrons. Dans ces circonstances, nous voterons oui et nous nous engagerons. Nous serons constructifs et positifs.
Mais nous serons vigilants. Chaque fois que nous percevrons un risque, nous le dirons de la même manière et nous exercerons ainsi un devoir d’alerte.
Cela exige, pour le bien de la France, de sortir du camp contre camp. On ne peut pas faire la politique de l’avenir en étant pour les uns toujours pour et pour les autres toujours contre. Je suis persuadé qu’il y a des gens de qualité d’un côté et de l’autre et qu’il faut en tenir compte pour une nouvelle approche républicaine.
Dans notre vie politique, toutes les forces politiques de gauche, de droite et du centre vont devoir bouger, vont devoir changer, et apprendre à travailler ensemble plus souvent que les unes contre les autres. Pour ma part, je ne cesserai de travailler à ce changement.
Dès cette semaine, je proposerai de lancer un nouveau mouvement, le mouvement démocrate, qui permettra à tous ceux qui veulent renouveler ainsi la politique, ses mœurs et ses pratiques, la reconstruire et la rénover, de se retrouver et d’agir ensemble.
Les démocrates défendront les libertés publiques. Ils exigeront que l’on dise la vérité aux Français. Ils défendront du même mouvement la modernisation de l’économie, son énergie créatrice, et la justice sociale. Les démocrates défendront l’éducation et la recherche. Ils garantiront la défense de notre patrimoine écologique et climatique. Ils se comporteront en constructeurs d’Europe. Les démocrates seront des novateurs et des rassembleurs.
Je ne veux pas finir sans avoir un mot pour Ségolène Royal, et les autres candidats malchanceux, et tous ceux qui se sont battus pour elles et pour eux. Je connais l’amertume des soirs d’insuccès. Mais je veux leur dire ceci : la démocratie, ce n’est pas seulement l’affaire des vainqueurs ; ceux qui n’ont pas gagné ont aussi leur rôle à jouer dans la modernisation et dans l’équilibre de la France.
En vérité celui qui a gagné, et ceux qui n’ont pas gagné, même s’ils ne le savent pas, ils sont coresponsables de l’avenir du pays.
Nous avons un grand pays en charge, une grande histoire, un grand peuple. Nous devons à ce peuple de conjuguer nos forces pour préparer son avenir.
Je vous remercie."
08:50 Publié dans ELECTIONS 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 avril 2007
LES 18,57 % DU CENTRE TRES COURTISES
FRANCOIS BAYROU DOIT-IL DONNER DES CONSIGNES DE VOTE POUR LE SECOND TOUR DE LA PRESIDENTIELLE ?
MA REPONSE PERSONNELLE EST NON ET DES A PRESENT JE SOUHAITE QUE NOUS PARTICIPIONS A LA CREATION DE CE NOUVEAU PARTI DU CENTRE, AVEC VOUS MILITANTS ET ADHERENTS DE L'UDF, AVEC VOUS QUI AVEZ APPORTE VOS VOIX A FRANCOIS BAYROU AU 1ER TOUR DE LA PRESIDENTIELLE, AVEC VOUS QUI AUJOURD'HUI NE VOULAIENT PLUS RETOMBER DANS CET ETAT "UMP/PS" QUI NOUS GOUVERNE DEPUIS 25 ANS !
LAISSONS LES ENTRE EUX, SEGO / SARKO, SE "CONTORTIONNER", CHACUN DE LEUR COTE, A SAVOIR COMMENT RECUPERER LES VOIX DE FRANCOIS BAYROU, LES VOIX DU CENTRE, LES VOIX DE L'ESPERANCE, LES VOIX DE LA SAGESSE...
COMME C'EST BIZARRE ! ... IL Y A TOUT AU PLUS UNE QUINZAINE DE JOURS FRANCOIS BAYROU NE REPRESENTAIT QUE LUI-MEME ! (n'est ce pas Mme VEIL) ... ET SOUDAIN DES LE 23/24 AVRIL FRANCOIS BAYROU EST INCONTOURNABLE, SES IDEES SONT EXCELLENTES, SA CAMPAGNE A ETE DYNAMIQUE, SON SCORE EST TRES IMPORTANT ...
QUE DE LOUANGES ... "VENEZ A MOI AU SECOND TOUR ... VOUS LES PETITS ELECTEURS QUE J'AI "MOQUE" AU PREMIER !"
NE NOUS LAISSONS PAS DESTABILISER PAR L'APPEL DES SIRENES DU 2EME TOUR.
FRANCOIS BAYROU A OUVERT DIMANCHE 22 AVRIL LE CHEMIN DE L'ESPOIR POUR LA FRANCE ... LE SOC EST ENFONCE DANS LE SILLON ET DESORMAIS PLUS RIEN N'ARRETERA ... LE TRACTEUR ORANGE !
Philippe LAPORTE
13:45 Publié dans ELECTIONS 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
LA FRANCE DE TOUTES NOS FORCES
![]()
"Il y a enfin un centre en France : un centre large, un centre fort, un centre indépendant"
La déclaration de François Bayrou : "J’ai une bonne nouvelle pour vous. A partir de ce soir, la politique française a changé et elle ne sera plus jamais comme avant ... plus de 7 millions de Français se sont réunis pour porter une magnifique idée du changement.
C’est à ces millions de Français que je pense : ils ont fait une magnifique campagne électorale. Ils ont formé une force nouvelle, La seule force nouvelle de la politique française. Ils ont ouvert un chemin d’espoir pour la France et ce chemin d’espoir ne s’arrêtera pas. Il y a enfin un centre en France. Un centre large, un centre fort, un centre indépendant capable de parler et d’agir au-delà des frontières d’autrefois. Ceux-là, ces millions de Français, ont compris que la vieille guerre des deux camps ne répondait plus au mal de la France. Je vous le dis le mal de la France est plus grave qu’on ne le croit dans les deux partis qui sont encore ce soir arrivés en tête."
EN REUNISSANT PRES D'UN ELECTEUR SUR CINQ FRANCOIS BAYROU A OUVERT UN LARGE CHEMIN D'ESPOIR. CONTINUONS A TRACER, AVEC LUI (ET SON TRACTEUR ORANGE !), LE SILLON QUI NOUS CONDUIRA A LA VICTOIRE. DES DEMAIN RE-METTONS NOUS AU TRAVAIL, INLASSABLEMENT, SUR LE TERRAIN, AUPRES DES FEMMES ET DES HOMMES QUE NOUS COTOYONS CHAQUE JOUR POUR LEUR TRANSMETTRE NOS IDEES DE PARTAGE ET D'HUMANISME . DES DEMAIN BATTONS NOUS AVEC L'ENSEMBLE DE NOS CANDIDATS AUX LEGISLATIVES POUR ENVOYER A L'ASSEMBLEE NATIONALE LA VRAIE REPRESENTATION DE NOS IDEES.
.... ET CE CHEMIN D'ESPOIR NE S'ARRETERA PAS !
Philippe LAPORTE
08:15 Publié dans ELECTIONS 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23 mars 2007
BAYROU : SON ZENITH A LUI
![]()
Par Nicolas Domenach, directeur adjoint de la rédaction de Marianne.
Ce fut show, très show hier soir au Zénith. Mieux qu'Iggy Pop ou Booba. François Bayrou a rempli à craquer cette salle de spectacle que l'UDF n'avait jamais osé affronter. La région parisienne a toujours été une terre de mission pour la démocratie chrétienne qui avait coutume de se réunir dans les catacombes en abandonnant les grandes scènes aux chiraquiens et aux socialistes. Or non seulement il y avait du monde dedans, plus de 6000 personnes, mais aussi des milliers dehors. Et ce public de jeunes et de vieux, de femmes et d'hommes, très blancs mais d'origines sociales et politiques diverses, cette foule, émerveillée et joyeuse de se voir aussi nombreuse, fit un triomphe à la star du soir qui touchait et palpait cette pâte humaine.
Alors, fallait-il croire cette émulsion énergique, ce moment de grâce populaire ou bien les sondages qui le donnent à la baisse (- 4 : 17 % selon BVA) ? Les plus proches de François Bayrou reconnaissent que les attaques violentes et répétées ont pu faire des dégâts, que les critiques contre leur incapacité future à gouverner et à constituer une majorité, que les mises en cause de la minceur de leur programme ont pu porter. Mais tous les élus avaient pourtant la même conviction, qu'ils soient du sud ou du nord, de l'est, de l'ouest ou du centre, il se produit quelque chose, un mouvement profond qui semblait porter hier François Bayrou à son zénith.
Avec son costume blouse grise traditionnel, sa chemise blanche d'officiant, son phrasé de pédago inspiré par Péguy, Barrès, de Gaulle et Mendès, le président de l'UDF ne paraissait guère tarabusté même s'il était ému. Il reprenait son souffle comme on prend de l'élan, et partait hardiment à l'assaut de la gauche, de la droite, de Sarkozy surtout, son adversaire privilégié, son ennemi intime, « le Président du CAC 40 et du show-biz » comme il l'appelle, alors que lui serait « le Président des ouvriers, des paysans, des artisans, des enseignants, des médecins ». Bref, « le Président du peuple ». Ce n'était pas seulement une figure de style qui soulevait la salle de bonheur. François Bayrou a toujours détesté ce monde du fric et des paillettes qu'incarne selon lui le ministre de l'Intérieur. Et ce dernier n'aurait pas dû se moquer de son fameux tracteur à quatre roues motrices qui le disqualifierait pour conduire le char de l'Etat.
« J'ai bien entendu ce mépris, lui a répliqué le provincial… Sarkozy n'aurait pas dit la même chose si j'avais commencé dans la vie non pas en travaillant de mes mains, mais en héritant d'un groupe multimilliardaire ». Et cet enfant de paysan poursuivait sous les vivas. « Je vais lui apprendre quelque chose à Nicolas Sarkozy, il arrive que ceux qui travaillent de leurs mains pensent et qu'ils soient généreux et qu'ils aient envie de changer le monde… » La salle était debout, frémissant, ondulant dans une houle de bonheur. Ce public-là qui écumait sa détestation du présidentiable de l'UMP, ces centristes autrefois si sages, jamais ne voteront Sarkozy au second tour. D'autant que Bayrou a pris soin sur nombre de points importants de se présenter en candidat anti-Sarko dans l'espoir évident de vamper davantage encore les électeurs. Sur l'Europe où il a rappelé qu'il fallait refonder la communauté et qu'il était hors de question de passer en contrebande parlementaire une nouvelle constitution et qu'un référendum s'imposerait. Ainsi s'est-il également distingué de son adversaire numéro 1 sur l'Etat impartial et surtout sur la nécessité impérative de rassembler les Français et non de les opposer les uns aux autres.
Enfin dans le bouquet final, la star du soir qui s'est arrachée, a rappelé que contrairement à Sarkozy il n'avait pas changé et qu'il ne changerait pas, que s'il était élu, il serait « un Président de tendresse, de paternité, d'amitié… » Voilà des mots que les sarkozystes trouveront gnangnan, démocrates-chrétiens en diable si j'ose dire, un peu patronage et écriture sainte. Mais nous sommes un vieux pays catholique, la France est la fille aînée de l'Eglise n'est-ce pas, et même si le pays est déchristianisé, on aime y entendre sonner les cloches et les mots de « partage » et de « fraternité ». En tout cas, bayrouistes, sarkozystes, royalistes et lepénistes ont un point commun : la marseillaise finale est une catastrophe. Ils la chantent encore plus mal que les joueurs de l'équipe de France, dont certains se sont beaucoup moqués.
Jeudi 22 Mars 2007
Nicolas Domenach
08:25 Publié dans ELECTIONS 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
