17 janvier 2008

LE MODEM EN CONSTRUCTION

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Regardez ce qui se passe à Bordeaux, à Marseille ... et la liste est longue ... partout où le Modem était associé à une équipe municipale depuis 2001, lorsque le bilan est bon, lorsque le mandat s'est déroulé en bonne entente, partout les équipes Modem "sortantes" souhaitent continuer et rester solidaires des femmes et des hommes avec qui elles ont oeuvrés au service de leurs concitoyens depuis sept ans.
A Lyon, pourtant fief "centriste" depuis longtemps, la division est là, différentes "tendances" Modem s'y affrontent.
Et pourtant tous veulent rester au Modem et tous ont une profonde estime pour François BAYROU. L'arrivée massive de nouveaux adhérents depuis la Présentielle a bousculé les lignes, c'est une évidence ! Les anciens doivent accueillir les nouveaux c'est bien normal, mais faut-il pour autant que les nouveaux fassent table rase du passé et jettent par dessus bord toutes celles et tous ceux qui, depuis des années, ont tenu la maison contre vents et marées.
Pour moi un grand Parti Démocrate a sa place sur l'échiquier politique français, pour le construire il est nécessaire que le Modem s'ouvre et s'élargisse à des femmes et des hommes venant d'horizons différents. Notre parti, jusqu'à ce jour, a toujours été positionné au "centre" de la vie politique de notre pays. C'est à partir de cette base et de cette position qu'il doit grandir, s'ouvrir et s'élargir à la fois vers la droite et vers la gauche pour devenir un grand parti de rassemblement. Aujourd'hui je crains que certains ne cherchent qu'à déplacer le "curseur" vers la gauche ! Ce n'est pas çà le Modem ! Nous n'avons pas vocation à nous substituer au Parti Socialiste pas plus qu'à l'UMP, nous avons vocation à occuper un grand espace entre ces deux formations pour défendre nos valeurs humanistes, environnementales et européennes, bref pour défendre la place de l'Homme dans la société.
Alors avec calme, humilité et sérénité ... continuons d'avancer ... le Modem est en construction ... et la route est encore longue.

Philippe LAPORTE