07 juin 2008

PERSPECTIVES ET REALITES : UN NOUVEAU DEFI

Comme vous avez pu le constater depuis la mi-avril, ce Blog a cessé d'intervenir directement sur l'actualité politique qu'elle soit locale ou nationale, qu'elle concerne directement ou non le Mouvement Démocrate.

Ce blog va devenir, dans les prochains mois, le support, sur internet, du club de réflexion "PERSPECTIVES ET REALITES en Petite Camargue".

Pour toutes les informations et actualités sur
le MOUVEMENT DEMOCRATE
continuez à consulter http://modem.blogspirit.com/

13 avril 2008

COMPTE RENDU DE LA REUNION DU 1ER AVRIL A LUNEL

A l’invitation de Philippe LAPORTE, les adhérents du Mouvement Démocrate de la Petite Camargue « Héraultaise » étaient conviés à participer à la réunion « post-municipales », salle Castel à Lunel, mardi 1er avril 2008.
Nous avons été ravis d’accueillir Catherine LABROUSSE, invitée en sa qualité de Conseillère Nationale Modem représentante de l’Hérault.
Philippe LAPORTE remercie les présents de leur participation, donne lecture de la liste des élus Modem à la fois sur le secteur et sur le département, voir RESULTATS 2ème TOUR . Sur la Petite Camargue le Modem conserve des élus à Lunel (Jean-François LARRIBET et François LABARTHE) et à La Grande Motte (Thierry BOUVAREL), et se félicite d’obtenir de nouveaux élus à St Nazaire de Pezan (Hanifi HAMZAOUI) et à Marsillargues (Laurence FIELOUX). Sur Mauguio, nous déplorons la perte d’une élue sortante et regrettons son absence ainsi que celles de nos amis Modem de la commune de Mauguio avec qui nous souhaitons poursuivre le travail d’organisation de notre mouvement.
Catherine LABROUSSE, avec le talent que nous lui connaissons tous, fit une synthèse des situations et des résultats des communes ou cantons significatifs pour notre mouvement sur l’ensemble du département.
Philippe LAPORTE donna ensuite la parole à Eric PERROUD, candidat sur la municipale à Lunel. Eric PERROUD veut tirer un trait sur le passé et se dit prêt à travailler pour l’avenir.
Jean-François LARRIBET, adjoint aux finances réélu à Lunel, nous fit part de son amertume quant à la méthode de désignation des têtes de liste Modem. Il nous expliqua par la suite comment et pourquoi le fonctionnement de la Communauté des Communes du Pays de Lunel, en opposition avec la ville centre (Lunel), était source de conflits et voué à l’échec. Il espère une nouvelle « donne » pour l’avenir.
Plusieurs intervenants exprimèrent alors leur ressenti lors de cette campagne des municipales notamment Hanifi (élu) sur St Nazaire de Pezan, Damien sur Lunel, Christian sur Marsillargues, François (élu) sur Lunel et Patricia et William sur La Grande Motte, sans oublier les interventions de Jocelyne, d’Alex et de Jérémy de Lunel.
Catherine LABROUSSE nous exposa alors quelques pistes de travail sur les problématiques d’intercommunalité et plus précisément sur l’avenir de l’Agglo de Montpellier. Ce qui permit à Philippe LAPORTE de développer son idée sur la Petite Camargue (voir la note FORCE DE PROPOSITION du 5 avril sur le même blog).
S’en suivit un débat fort intéressant à tel point qu’une unanimité se dégagea pour organiser une prochaine réunion sur ce thème avec la participation d’adhérents de la Petite Camargue Gardoise.
D’ici à la mi-juin nous aurons donc une réunion Petite Camargue sur l’intercommunalité avec nos amis du Gard. Nous devrions également procéder à l’élection de nos instances départementales et à la mise en place de nos structures locales avant les vacances d’été.
Vous trouverez sur le blog MODEM PETITE CAMARGUE quelques extraits d’interventions au cours de cette réunion.

Philippe LAPORTE

05 avril 2008

FORCE DE PROPOSITION

STRATEGIE POUR LE MODEM PETITE CAMARGUE
La Petite Camargue, à cheval sur deux départements le Gard et l’Hérault, est un territoire unique avec sa propre culture et des traditions fortes. Bordée au sud par la mer et au nord par l’ensemble des infrastructures de communication (Autoroute, Voies Ferrées), la Petite Camargue se trouve prise dans l’étau de l’expansion des deux grandes agglomérations que sont Nîmes à l’est et Montpellier à l’ouest.
La Petite Camargue, qui va dans le sens nord/sud de Sommières à la mer et dans le sens est/ouest des rives du Petit Rhône aux rivages de l’Etang de l’Or, regroupe plusieurs communautés de communes. Quatre d’entre elles dans le Gard (Aigues-Mortes, Rhony-Vidourle, Sommières et Vauvert) ont signé un Contrat de Pays avec la Région Languedoc Roussillon, la Communauté du Pays de Lunel est en discussion pour intégrer ce contrat de Pays.

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Au Modem Petite Camargue nous pensons qu’il faut s’attacher à défendre ce «Pays» et à le protéger de l’urbanisation galopante. Cette action de défense et de protection de la Petite Camargue ne peut s’inscrire que dans une vue d’ensemble de son territoire, par delà les limites départementales. Cette identité, cette « unité » d’image doit être porteuse d’un projet fort pour la Petite Camargue.
François BAYROU (suivi en cela par Jacques ATTALI dans son rapport remis au Président de la République) a inscrit dans son programme la suppression des départements. D’autre part, il est question ici ou là d’intégrer une « Agglo » voire de constituer une Communauté Urbaine d’un million d’habitants. De tous ces projets et du notre, nous devons débattre.
C’est dans cet esprit que le Modem Petite Camargue souhaite réunir les adhérents de l’ensemble de la Petite Camargue, qu’ils soient héraultais ou gardois. Le Modem Petite Camargue deviendra alors une section Modem regroupant des adhérents issus des deux fédérations départementales du Gard ou de l’Hérault.
Soyons sur ce sujet une force de proposition, soyons innovants.
Philippe LAPORTE - le jeudi 3 avril 2008

04 avril 2008

L'ETAT AU REGIME ( DE RIGUEUR ? )

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28 mars 2008

BAYROU S'ATTELLE A LA CONSTRUCTION DU MODEM

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Par Pascale JUILLIARD AFP - Jeudi 27 mars, 16h03
PARIS (AFP) - Malgré sa défaite aux municipales et les critiques sur sa stratégie, François Bayrou, convaincu du besoin d'un centre "fort et indépendant" en France, s'attelle à la construction du Mouvement démocrate (MoDem).
Le président du parti lancé dans la foulée de la présidentielle et fondé en décembre 2007, a tracé mercredi soir, lors d'une réunion du bureau exécutif, la feuille de route pour les mois à venir : "Priorité au projet et à l'organisation".
La première réunion post-municipales du bureau (composé de 29 personnes), a été décrite comme "apaisée et constructive" par Corinne Lepage (Cap 21), membre fondateur, qui a souhaité "qu'on se mette à travailler sur le fond".
La défaite à Pau de M. Bayrou et les résultats décevants enregistrés dans de nombreuses villes, dont Paris, ont certes confirmé que ce scrutin a été "le plus dur" dans la courte existence du MoDem.
La cote de popularité de M. Bayrou (-9 points à 56% selon Ifop Paris-Match) s'en est d'ailleurs ressentie.
Mais le "troisième homme" de la présidentielle ne se laisse pas décourager : "La plus grande gloire de l'Homme n'est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque fois", relève-t-il, citant - en anglais - le philosophe américain Ralph Waldo Emerson.
Le leader centriste met l'accent sur le score moyen de 15,9% des 350 listes autonomes du MoDem, les 34 maires et "près de 1.100" conseillers municipaux élus dans les villes de plus de 10.000 habitants.
Il reconnaît toutefois "une difficulté de communication" sur les alliances au cas par cas conclus avec l'UMP et le PS - jugées "illisibles" au sein même du parti - et "une crispation sur le droite-gauche au second tour", qui ont compliqué la donne pour le parti centriste.
Aujourd'hui, "la question est : y a-t-il en France deux propositions politiques, celles de l'UMP et ses satellites, du PS et ses satellites, ou est-ce que le centre, capable d'alliances mais indépendant, constitue une alternative", a déclaré M. Bayrou à l'AFP mercredi soir à l'issue de la réunion.
Or, les membres du bureau exécutif ont relevé "l'impasse" que constituent les deux autres projets. Les "insatisfactions" suscitées par l'UMP et Nicolas Sarkozy vont s'aggraver avec "le malaise social et la probable crise économique", le PS "va rencontrer son heure de vérité", notamment lors de son prochain congrès, estime-t-il.
Dans ces conditions, pas question de baisser les bras, d'autant que le mode de scrutin sera plus favorable au MoDem aux européennes de 2009 (proportionnel), voire aux régionales de 2010 si la proposition de modification de François Fillon est acceptée.
Les élus MoDem aux municipales seront donc réunis le 26 avril à Paris, un conseil national le 14 mai validera un règlement intérieur pour les fédérations départementales, et des "représentants de l'exécutif" entameront un tour de France pour discuter des attentes.
Un exercice de mobilisation qui sera nécessaire, à en juger d'après les déceptions exprimées par nombre d'adhérents (environ 60.000 en décembre 2007) sur les blogs d'internautes.
Certains des 11 sénateurs membres du bureau exécutif sont également critiques : "Nous devons faire des propositions de modification de la ligne politique, pour ne pas laisser penser aux Français que nous sommes devenus tout d'un coup de centre-gauche, et que nous avons abandonné le centre-droit", souligne Philippe Nogrix, qui ne veut pas d'un centre "hémiplégique".
"Le centre c'est être social, européen et libéral modéré. Il faut garder cette trilogie", dit-il.

21 mars 2008

REUNION DU MODEM PETITE CAMARGUE

Les adhérents du MODEM PETITE CAMARGUE - Cantons de Lunel et de Mauguio - sont cordialement invités à participer à la prochaine réunion de leur section qui aura lieu le :

MARDI 1er AVRIL 2008 A 18H30
SALLE CASTEL
A LUNEL


Nous aurons l'occasion d'échanger nos points de vues sur le résultat des élections municipales et sur la future organisation de notre mouvement au plan local.

RESULTATS 2EME TOUR MUNICIPALES (dernière mise à jour le 12 avril)

Voici quelques résultats concernant notre mouvement sur notre secteur et sur l'ensemble du département. Si vous avez été élu (ou si vous connaissez un ami qui a été élu), n'hésitez pas à nous en informer. C'est avec un immense plaisir que nous publierons votre nom et la commune.

MODEM PETITE CAMARGUE

LA GRANDE MOTTE -- THIERRY BOUVAREL

LUNEL -- FRANCOIS LABARTHE
LUNEL -- JEAN-FRANCOIS LARRIBET

MARSILLARGUES -- LAURENCE FIELLOU

SAINT NAZAIRE DE PEZAN -- HANIFI HAMZAOUI



MODEM HERAULT

AGDE -- FLORENCE DENESTEBE
AGDE -- SERGE JENE

BESSAN -- OLIVIER GOUDOU

CLERMONT L'HERAULT -- VINCENT FABREGAT
CLERMONT L'HERAULT -- MYRIAM HUBERT

FABREGUES -- FRANCOIS RIO
FABREGUES -- MURIEL MARLIER

JACOU -- PATRICK LASFARGUES

JUVIGNAC -- MICHEL CRAPON

LODEVE -- HADJ MADANI

MEZE -- REGIS COLIGNON
MEZE -- GWENAEL LECLERE
MEZE -- MARIE PLAZA

MONTPELLIER -- MICHEL ASLANIAN
MONTPELLIER -- MARC DUFOUR
MONTPELLIER -- SOPHIE JASQUET
MONTPELLIER -- CATHERINE LABROUSSE
MONTPELLIER -- FREDERIC TSITSONIS

PIGNAN -- ISABELLE BARDIN

SAINT GELY DU FESC -- FABRICE OGER

SAINT JEAN DE VEDAS -- DANIELE GOMEZ
SAINT JEAN DE VEDAS -- ERIC PETIT

SERIGNAN -- ALAIN HELLEY

RESULTATS 2EME TOUR MUNICIPALES LUNEL

INSCRITS --- 15654
VOTANTS --- 10697
NULS --- 445
EXPRIMES --- 10252

ONT OBTENUS :

Muriel ARNAL GORONESKOUL --- 4061 voix 39,61 % soit 7 SIEGES

Claude ARNAUD --- 6191 voix 60,38 % soit 28 SIEGES

LE MODEM A DEUX ELUS SUR LA LISTE Claude ARNAUD

20 mars 2008

LA FRANCE ... AFRIQUE

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14 mars 2008

FRANCOIS BAYROU SUR RTL LE 12 MARS

"Partout où nous avons été candidat, nous avons réalisé une moyenne de 15 % des voix. C'est un très gros score"
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François Bayrou était l'invité de RTL, ce mercredi 12 mars. Interrogé par Jean-Michel Apathie sur les propositions d'alliance nationale de l'UMP, le président du Mouvement Démocrate a déclaré : "Je n'ai pas refusé la main tendue. Ce que voulait l'UMP, c'est un accord global sur toutes les villes de France, ce qui aurait fait du MoDem de nouveau l'allié exclusif de l'UMP", ajoutant que "ceci n'aurait pas été dans la cohérence qui est la nôtre parce que cela aurait voulu dire que nous revenons dans le camp contre le camp" et "pour moi notamment dans la vie locale, ce camp contre camp est une anomalie, une malédiction". "Dans une commune, on devrait pouvoir associer les grands courants pour les faire travailler ensemble" a répété François Bayrou, confirmant la philosophie du Mouvement Démocrate lors de ces élections municipales. "La nouveauté, c'est l'idée que nous pouvons travailler avec des républicains qu'ils soient au PS ou à l'UMP comme chacun d'entre nous le fait dans sa vie quotidienne" a-t-il insisté. Questionné sur le cas d'Aubagne, le président du Modem a affirmé : "Nous considérons qu'il faut avoir un minimum de patrimoine, de repères communs, le parti communiste pour l'instant n'entre pas dans ce patrimoine". "Je ne donnerai pas mon investiture à Aubagne" a-t-il ainsi déclaré, "c'est la seule alliance que je n'accepte pas".
Jean-Michel APHATIE : Tout est en place pour le deuxième tour des élections municipales. Le MoDem que vous présidez est tantôt allié avec la Droite, tantôt allié avec la Gauche, selon les villes ; et vous avez entendu l'auditeur qui a précédé notre dialogue "On ne peut pas faire confiance à un Parti qui s'allie tantôt ici, tantôt là."

François Bayrou : La nouveauté -ce que nous apportons ou voulons ouvrir pour la Politique française- c'est l'idée qu'on peut, en effet, travailler avec des Républicains qu'ils soient au Parti Socialiste ou à l'UMP comme chacun d'entre nous le fait dans sa vie de tous les jours et comme beaucoup d'élus le font dans les communes françaises.

C'est neuf. Et quelquefois, c'est trop neuf, on a du mal à se faire comprendre !

Quand c'est neuf, il faut, en effet, expliquer et non seulement expliquer mais ouvrir les portes.

Et vous croyez que vous serez compris ?

Je veux seulement dire que j'ai appris par la radio qu'il y avait eu une alliance, la seule que je n'accepte pas, c'est à Aubagne parce que l'alliance avec un maire communiste sortant (même si c'est quelqu'un sans doute de sympathique, je ne sais pas, je ne le connais pas, je ne l'ai jamais rencontré).

Ceci n'est pas dans le cadre de la vision qui est la nôtre. Nous considérons qu'il faut avoir un minimum de repères communs ou un patrimoine de repères communs, et ce patrimoine de repères communs ... évidemment, le Parti Communiste pour l'instant, il évoluera peut-être dans le temps ... n'entre pas dans ce patrimoine de repères communs.


Je voudrais vous faire remarquer, François Bayrou, que par exemple à Lille, il y a des candidats du MoDem qui sont sur la liste de Martine Aubry, à côté de candidats communistes.
Oui, à côté d'eux, il y a des Verts et c'est des gens que je respecte. Il y a, comme vous le savez, beaucoup de Socialistes sur des listes UMP. Beaucoup d'UMP sur les listes socialistes, on a vu ça pendant toute la campagne électorale.

Pour moi, les choses sont claires.
Il faut que les têtes de liste appartiennent au courant républicain démocratique français. Et le courant démocratique français républicain, c'est du Parti Socialiste jusqu'à l'UMP, comme ça se passe dans la plupart des communes françaises.

Donc, vous désavouez ce matin sur RTL l'alliance à Aubagne.
Donc, je ne donnerai pas d'investiture à Aubagne parce que ça, évidemment, ça ne serait pas dans la logique et la cohérence de la vision qui est la nôtre.
Pour le reste, je considère qu'on peut et qu'on doit travailler avec des équipes ou des maires qui appartiennent à cet arc républicain français qui est souvent coupé en deux, et on considère qu'on ne peut pas serrer la main des gens qui sont de l'autre côté. Moi, en tout cas, je pense qu'il va falloir les rassembler.

Déclaration de François Fillon, hier : on a tendu la main à François Bayrou. Il n'a pas voulu la prendre.
Pourquoi avez-vous refusé la main tendue, François Bayrou ?

Ah, je n'ai pas reçu la main tendue. Ce que voulait l'UMP, c'était un accord global sur toutes les villes de France qui aurait fait du Mouvement Démocrate, de nouveau l'allié exclusif de l'UMP. Et je pense que ceci n'aurait pas été dans la ligne, dans la clarté et dans la cohérence qui est la nôtre parce que ça aurait voulu dire que nous revenons dans le camp contre camp. Et le camp contre camp, pour moi, notamment dans la vie locale, c'est une anomalie, une malédiction, enfin quelque chose qui fait qu'on ne peut pas avancer comme on devrait pouvoir le faire. Pour moi, dans une commune, dans une ville, on devrait pouvoir associer les grands courants, les principales sensibilités de la ville pour les faire travailler ensemble, pour qu'elles puissent -ces grandes sensibilités- se saisir des problèmes qui sont ceux de la vie de tous les jours et les faire avancer.

Convenez-vous, François Bayrou, de l'affaiblissement du MoDem durant le premier tour de ces élections ?

Pas du tout. Partout, où nous avons été candidat on a réalisé une moyenne de 15 % des voix. C'est un très gros score pour un Parti en apparition, en naissance, en convergence. La preuve c'est que dans toutes ces villes, les équipes différentes ont tout fait pour qu'on les rejoigne.

Alain Juppé se trompe donc quand il déclare dans Le Monde d'hier : "l'affaiblissement du MoDem n'est pas une surprise, vue l'hétérogénéité de son électorat et sa stratégie à géométrie politique variable". Alain Juppé se trompe ?
Alain Juppé que j'ai eu au téléphone, hier soir encore, je ne sais pas s'il a dit ça, je n'ai pas lu cet article. Mais en tout état de cause, il était très heureux, je crois, d'avoir le MoDem sur sa liste.

Pensez-vous que l'UMP souhaite votre défaite à Pau, François Bayrou ?

Ah, je pense qu'il y a beaucoup de gens qui souhaiteraient ma défaite à Pau.

Ma question : c'est l'UMP ?
Mais qu'à Pau, en tout cas, les électeurs sont des électeurs libres et qu'ils ont, eux, entre les mains la décision. Je ne crois pas que les mots d'ordre, qu'ils soient explicites ou implicites, jouent sur les électeurs de Pau. C'est une ville dans laquelle on aime beaucoup l'indépendance. On aime beaucoup la fierté, le caractère. C'est une ville qui résiste et qui aime les personnes qui résistent. Elle a, dans son histoire, beaucoup de traces de cet ordre.

Nicolas Sarkozy, hier à Toulon, après le second tour des élections municipales, "Je tiendrai compte naturellement de ce qu'aura exprimé le peuple français".
C'est bien ?


Il ne peut pas faire autrement.
C'est tout à fait normal que lorsqu'on a les responsabilités du Pouvoir, on tienne compte des messages. Je crois que Nicolas Sarkozy qui, sur ce point, a beaucoup hésité, a raison de dire qu'il tiendra compte des messages qui seront envoyés.

Il a eu raison de se mettre un peu en retrait pendant cette Campagne électorale ?

Oui, je pense qu'il a eu raison de se mettre un peu en retrait. Je pense qu'il a raison de réfléchir à la manière dont on peut reprendre les choses à l'avenir.

Il y aura un avenir pour le MoDem après les élections municipales ?
Il y aura un grand avenir parce que, comme vous le savez, c'est étonnant de voir à quel point parce que c'est une Formation qui a décidé d'être libre. Elle est aujourd'hui une offre politique nouvelle pour les Français. Alors elle a absolument besoin de reprendre, de se structurer et de préparer les combats qui viennent. C'est une formation politique qui va, je crois, changer l'approche politique en France.